poirot
1 June 2009, 00:33
Source de l'article (http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=18&num=1228496)
Escroqueries sur le Net : gare à la trop bonne affaire (13/05/2009)
Le nombre de plaintes liées aux transactions sur Internet explose. Impossible d'interpeller les malfrats, qui agissent souvent à l'autre bout de la planète.
Quatre gendarmes N’Tech traquent les escrocs du Net.
Les achats sur Internet connaissent un succès exponentiel. Le Cher n'échappe pas à cette révolution commerciale. D'autant que le haut débit arrive en zone rurale et attire chaque jour de nouveaux internautes. Ces surfeurs novices, voilà les victimes idéales d'escrocs en tout genre. Les gendarmes de la compagnie de Bourges ont enregistré une hausse de 90 % des délits liés au Net. « Il y a deux ans, nous traitions trois à quatre plaintes par mois, aujourd'hui, il y en a une quinzaine », déplore le commandant Bruno Poyac, patron de la compagnie de Bourges, qui appelle à la plus grande vigilance.
Un exemple : il y a quelques mois, cette dame d'une commune proche de Bourges croyait réaliser l'affaire de sa vie en achetant une voiture neuve… stationnée en Bulgarie. L'escroc, via des documents envoyés par courriels, est parvenu à « ferrer » sa victime. Cette dernière a viré par mandat les 4.000 € réclamés. Aujourd'hui, elle attend toujours son véhicule.
Certains messieurs se font également piéger après avoir surfé sur des sites de rencontres ou X… payants. Sous prétexte de vérifier leur âge, il leur est réclamé leur numéro de carte bancaire. Lorsque leur compte est débité, leur épouse réclame des comptes et ils viennent déposer une fausse plainte pour escroquerie mais sont le plus souvent démasqués.
Souvent piégés par leur cupidité
« On peut posséder le meilleur pare-feu et antivirus sur son ordinateur. L'ennemi n°1 d'un internaute, c'est sa crédulité. Les trop bonnes affaires n'existent pas », martèle l'adjudant Vincent Damervalle. Ce spécialiste informatique, après réquisition auprès des opérateurs Internet français, peut remonter jusqu'à l'escroc, via l'adresse IP (la plaque d'immatriculation de l'ordinateur). « Si l'infraction se situe en France, l'enquête continue. En revanche, si elle se situe hors de nos frontières, la procédure s'arrête généralement car aucun partenariat n'est encore établi entre États en matière de petits délits. »
Les malfrats l'ont bien compris : généralement, les sommes extorquées dépassent rarement quelques centaines d'euros. « Les nouveaux internautes ne connaissent pas les règles de fonctionnement des sites d'achats ou d'enchères en ligne. Souvent par cupidité, ils se font piéger », constate le commandant Poyac.
Pas de panique, toutefois : des millions de transactions via le Net sont effectuées chaque jour sans problème. Un peu de bon sens permet aussi d'éviter bien des tracas.
Source de l'article (http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=18&num=1228496)
Escroqueries sur le Net : gare à la trop bonne affaire (13/05/2009)
Le nombre de plaintes liées aux transactions sur Internet explose. Impossible d'interpeller les malfrats, qui agissent souvent à l'autre bout de la planète.
Quatre gendarmes N’Tech traquent les escrocs du Net.
Les achats sur Internet connaissent un succès exponentiel. Le Cher n'échappe pas à cette révolution commerciale. D'autant que le haut débit arrive en zone rurale et attire chaque jour de nouveaux internautes. Ces surfeurs novices, voilà les victimes idéales d'escrocs en tout genre. Les gendarmes de la compagnie de Bourges ont enregistré une hausse de 90 % des délits liés au Net. « Il y a deux ans, nous traitions trois à quatre plaintes par mois, aujourd'hui, il y en a une quinzaine », déplore le commandant Bruno Poyac, patron de la compagnie de Bourges, qui appelle à la plus grande vigilance.
Un exemple : il y a quelques mois, cette dame d'une commune proche de Bourges croyait réaliser l'affaire de sa vie en achetant une voiture neuve… stationnée en Bulgarie. L'escroc, via des documents envoyés par courriels, est parvenu à « ferrer » sa victime. Cette dernière a viré par mandat les 4.000 € réclamés. Aujourd'hui, elle attend toujours son véhicule.
Certains messieurs se font également piéger après avoir surfé sur des sites de rencontres ou X… payants. Sous prétexte de vérifier leur âge, il leur est réclamé leur numéro de carte bancaire. Lorsque leur compte est débité, leur épouse réclame des comptes et ils viennent déposer une fausse plainte pour escroquerie mais sont le plus souvent démasqués.
Souvent piégés par leur cupidité
« On peut posséder le meilleur pare-feu et antivirus sur son ordinateur. L'ennemi n°1 d'un internaute, c'est sa crédulité. Les trop bonnes affaires n'existent pas », martèle l'adjudant Vincent Damervalle. Ce spécialiste informatique, après réquisition auprès des opérateurs Internet français, peut remonter jusqu'à l'escroc, via l'adresse IP (la plaque d'immatriculation de l'ordinateur). « Si l'infraction se situe en France, l'enquête continue. En revanche, si elle se situe hors de nos frontières, la procédure s'arrête généralement car aucun partenariat n'est encore établi entre États en matière de petits délits. »
Les malfrats l'ont bien compris : généralement, les sommes extorquées dépassent rarement quelques centaines d'euros. « Les nouveaux internautes ne connaissent pas les règles de fonctionnement des sites d'achats ou d'enchères en ligne. Souvent par cupidité, ils se font piéger », constate le commandant Poyac.
Pas de panique, toutefois : des millions de transactions via le Net sont effectuées chaque jour sans problème. Un peu de bon sens permet aussi d'éviter bien des tracas.
Source de l'article (http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=18&num=1228496)