PDA

View Full Version : Ivoirien accusé de vol de 300 voitures en France par chèques volés et altérés


poirot
7 April 2008, 01:55
Source (http://www.abidjantalk.com/forum/viewtopic.php?p=100472)

Après des mois d’enquête sur une arnaque aux voitures d’occasion, la justice française est dans l’impasse. L’homme soupçonné de trafic est protégé par la police ivoirienne.
THOMAS HOFNUNG

A Abidjan, les flics le saluent comme l’un des leurs. Dans la capitale économique ivoirienne, Thomas Tiacoh a ses entrées partout, du Parlement à la présidence de la République, en passant par les meilleures tables de la ville. Pourtant, ce membre du parti du président Laurent Gbagbo, le FPI (Front populaire ivoirien), n’est qu’un élu de Toumodi, une modeste localité située entre Abidjan et Yamoussoukro. Si sa notoriété est inversement proportionnelle à son influence politique, c’est que Thomas Tiacoh a d’autres atouts. Notamment un certain sens des affaires qui a fini par retenir l’attention de la police française.

Huiles.Tiacoh est soupçonné par les enquêteurs de la brigade de répression du banditisme (BRB) d’avoir volé en trois ans près de 300 voitures, revendues en Côte-d’Ivoire, parfois à des huiles. Après des mois d’enquête, y compris sur place, la juge Sylvie Gagnard, du pôle financier, s’apprête à lancer un mandat d’arrêt international contre lui.

Tout a commencé en 2004. Un homme se présentant comme «un PDG vivant à l’étranger» contacte par téléphone des propriétaires français de voitures haut de gamme - des 4 x 4 ou des berlines - repérées via Internet sur des sites spécialisés dans la vente de véhicules d’occasion. Une fois d’accord sur le prix, en général autour de 50 000 euros, l’acheteur s’engage à effectuer un virement bancaire sur le compte du vendeur, avant d’envoyer des «petits» (des jeunes, dans le jargon d’Abidjan) chercher le véhicule. Mais au lieu d’un virement, c’est un chèque en bois qui est déposé sur le compte du propriétaire du 4 x 4.

La plupart d’entre eux ne se méfient pas quand ils remettent les clés. Car entre-temps, leur compte a bien été crédité. Selon les enquêteurs, Thomas Tiacoh a su habilement exploiter une faille dans le système bancaire : l’établissement receveur crédite le compte de son client du montant reçu, avant de se tourner vers celui de l’émetteur pour récupérer l’argent. Quand la banque découvre la supercherie, il est trop tard : placé dans un conteneur, le véhicule est déjà en route pour le port d’Anvers, en Belgique, avant d’être chargé à bord d’un navire, direction Abidjan.

Au fil des mois, les plaintes se multiplient en France. Certaines voitures étant équipées d’un signal GPS placé dans le moteur, les enquêteurs ne tardent pas à noter que tous les chemins mènent à Abidjan. C’est là que Tiacoh aurait, selon la police, revendu ses prises à un préfet, au président d’une fédération sportive, et même à une secrétaire du chef de l’Etat… Près d’une quinzaine de voitures volées en France seraient garées à la présidence ivoirienne, confie une source proche de l’enquête.

Après plus d’un an d’enquête, le «baron» de Toumodi finit par être repéré grâce à des écoutes sur son portable. Il ne reste plus, alors, qu’à le cueillir à Abidjan. Munie d’une commission rogatoire internationale, la juge Sylvie Gagnard, accompagnée par des policiers de la BRB, débarque sur place fin novembre. Et les ennuis commencent. Prévenu depuis plusieurs jours de l’arrivée des Français, le procureur a dû s’absenter précipitamment… Seconde déconvenue : au lieu de désigner la brigade criminelle ivoirienne, associée depuis plusieurs mois à l’enquête, pour exécuter la commission, le doyen des juges se tourne vers la brigade financière locale, qui va s’avérer on ne peut moins coopérative. Ses hommes affirment ainsi ne pas connaître Tiacoh. Au bout de trois jours, les policiers français parviennent à le «localiser».

Mais face à des policiers ivoiriens passifs, c’est la BRB française qui finit par interpeller en pleine rue, au milieu des embouteillages, le suspect, avant de le conduire elle-même dans les locaux de la brigade financière ivoirienne. Peine perdue : le juge refuse de le placer en garde à vue, et même de saisir les quatre véhicules garés devant le domicile de Tiacoh, sur lesquels sont encore visibles les gravages français…

Promotion. La BRB découvre aussi que les véhicules du trafiquant sont dotés de papiers en bonne et due forme délivrés par les autorités locales, notamment d’un certificat émanant du bureau local d’Interpol. A la fin d’une audition dans les locaux de la police financière d’Abidjan, les enquêteurs auront la surprise de voir Tiacoh féliciter un responsable ivoirien, lui promettant une promotion rapide… Les policiers français sont finalement repartis pour Paris sans Tiacoh, et il y a peu de chance que ce dernier soit rapidement transféré vers l’Hexagone. «Il ne bénéficie pas d’une protection politique en haut lieu, mais il a arrosé beaucoup de monde à Abidjan», confie une source proche de l’enquête.

Loin d’avoir été échaudé par la visite de la magistrate française et sa brève interpellation, Thomas Tiacoh n’aurait pas mis un terme à ses affaires. De nouvelles plaintes pour vol de voitures de luxe ont été enregistrées en France ces dernières semaines, une nouvelle information judiciaire a été ouverte. Même mode opératoire, mêmes «petits» impliqués dans le trafic. Seules les cibles ont changé : cette fois, ce sont les Lamborghini qui sont les plus prisées à Abidjan.


Dernière édition par A.Diomande (houphouetiste le Fév 20, 08 9:22 am; (http://news.abidjan.net/kiosque_j.asp?s=32)

Suite (http://news.abidjan.net/article/?n=284168)

nacereddine
7 April 2008, 10:20
En effet, ce genre d'escroquerie est devenue monnaie courante. Il y a même qui vous envoient un chèque de banque en vous payant les frais de transport, vous remettez le chèque à votre banque qui est encaissé en escompte, donc votre compte est crédité, jusque là pas de soucis. Vous payez le transport, vous embarquez la marchandise (voiture, moto ou autre), un beau jour votre banquier vous annonce que votre compte a été débité de ladite somme, car il s’agit d’un chèque en bois. Donc imaginez un peu, vous perdez votre bien et tous les frais occasionnés par cette transaction.
Parfois ces escrocs vont plus loin, ils vous demandent de leur renvoyer par western union, pour ne laisser aucune trace, la différence de la somme d’argent, entre la marchandise et les frais.

poirot
9 April 2008, 22:04
abidjan.net (http://news.abidjan.net/article/?n=283566)
Accuse de trafic illicite de voitures - Thomas Tiacoh clame son innocence

jeudi 21 février 2008 - Par Notre Voie Taille des caractères

«Je ne suis mêlé ni de près ni de loin à cette histoire de voiture volées dont on m`accuse», c`est en ces termes que Thomas Tiacoh, notoirement connu comme président de l`Association nationale des riziculteurs de Côte d`Ivoire (Anariz-ci), a répondu, hier, aux accusations de vol de voitures haut de gamme portées contre lui et relayées par la presse française et certains quotidiens ivoiriens. C`était au cours d`une conférence de presse tenue au siège de ladite association. «Il y a peut-être un Thomas Thiacoh auteur de ce trafic. Mais ce n`est pas moi. Je n`ai plus mis les pieds en France depuis 1999, et je ne sais pas comment on importe une voiture. Que ceux qui se sont fait arnaquer cherchent leur voleur ailleurs», a-t-il dit. Une fâcheuse homonymie qui lui attire des ennuis. Il a révélé avoir été auditionné par la police économique qui n`a retenu aucune charge contre lui. Cependant trois de ses véhicules personnels ont été mis sous scellé. «J`ai acheté des voitures sous douane que j`ai fait immatriculer par des transitaires en mon nom. Ce sont ces voitures qui sont sous scellé. Mais il y a longtemps que je les ai achetées», a-t-il expliqué.
Pour le président de l`Anariz-ci, cette affaire sent une cabale visant à noyer la lutte qu`il mène pour le développement de la filière riz en Côte d`Ivoire. «J`ai toujours été contre l`importation du riz en Côte d`Ivoire. Ce pays peut s`autosuffire en riz. Les faits me donnent raison puisque le prix du riz importé n`est pas à la portée des bourses moyennes. Je suis heureux que le récent séminaire sur la filière ait recommandé un prélèvement sur le riz importé. Cet argent va servir à développer le secteur», a-t-il souligné.
Pour mémoire un article du quotidien français Libération, publié le 19 février dernier, révèle qu`un certain Thomas Tiacoh est soupçonné par les enquêteurs de la brigade de répression du banditisme (BRB) d`avoir volé en trois ans près de 300 voitures, revendues en Côte d`Ivoire. Après des mois d`enquête, à Paris et à Abidjan, la juge chargée du dossier, Sylvie Gagnard, s`apprête à lancer un mandat d`arrêt international contre lui. Une affaire qui mousse très fort tout simplement parce que le Thomas Tiacoh soupçonné par la police française est un militant du Front populaire ivoirien (FPI).

J-S Lia

Abidjan.net (http://news.abidjan.net/article/?n=283389)
Accusé de vol de véhicules de France, Thomas Kouadio-Tiacoh - “Je ne suis pas le Tiacoh Thomas recherché”


mercredi 20 février 2008 - Par Nord-Sud Taille des caractères


Vous êtes cité par le quotidien français «Libération», d’être à la tête d’un réseau de vol de véhicules de luxe en France. Que répondez-vous?

La police française est venue faire des enquêtes et elle a trouvé que j’avais acheté des véhicules.

J’ai été entendu par une magistrate française et il y a eu des procès verbaux. Depuis 1999, je ne vais plus en France, je ne téléphone non plus là-bas. Comme tous les Ivoiriens, j’achète mes voitures sur les parcs. Elles ont été immatriculées en mon nom. Depuis 1985, j’achète les véhicules. J’ai été parmi les 15 premiers Ivoiriens à acheter une Patrol. Cette même année, j’ai acheté une BMW cabriolée. Nous étions deux à posséder ce véhicule, un Libanais et moi. En tout cas moi j’aime les voitures. On m’accuse de voler 300 véhicules.



•En novembre dernier, la juge française, Sylvie Gagnard a débarqué avec des policiers pour vous interpeller .Qu’est ce qu’elle vous reprochait exactement ?

Elle a dit qu’elle recherchait Tiacoh Thomas. Mais le Tiacoh Thomas qui a pion sur rue en Côte d’Ivoire, c’est moi.Tiacoh Thomas, cadre Fpi, c’est moi. En tant que président de l’union nationale des riziculteurs, c’est moi.

J’ai été interrogé à la police économique puis libéré. C’est trop facile de faire écrire le nom de quelqu’un et l’accuser d’avoir volé des véhicules. Je n’ai pas de lien avec des jeunes en France.

Mon domicile a été percusitionné, les documents de mes véhicules ont été saisis et on les présente comme des véhicules volés. Je ne suis pas vendeur de véhicules.

Les véhicules saisis chez moi sont encore à la police économique. L’affaire est pendante devant la justice. Je suis en train de démontrer par A+ B que ces véhicules sont ma propriété.


•Ce même quotidien reconnaît que vos véhicules ont tous les documents requis. Ne bénéficiez-vous pas de complicité au sein de l’administration ?

Je le répète, j’ai acheté mes véhicules sur parc. Puis j’ai sollicité les services d’un transitaire qui a fait l’immatriculation. Je ne suis pas le seul Ivoirien qui procède ainsi.

Comme tout Ivoirien, je peux acheter un véhicule et demander qu’on me fasse une faveur.

Trouvez-vous réaliste qu’on dise que j’achète un véhicule à plus de 20 millions Fcfa, et négocier par la suite les faveurs de la police.


•Quels sont ces véhicules litigieux ?

Parce que je m’appelle Thomas Tiacoh et que la justice française est aux trousses d’un Thomas Tiacoh, on met les véhicules sous scellés à la police. Il s’agit de deux Mercedes et d’une BMW.


•Maintenant que vous êtes régulièrement cité, que comptez-vous faire?

Moi, je ne lis pas les journaux français, je ne lis que la presse ivoirienne.

J’ai été entendu par une juge. La police ivoirienne a compris que je n’étais mêlé ni de près ni de loin à cette affaire. Ce ne sont pas des véhicules que je ne peux pas acheter au point d’en voler.

Que les Blancs cessent de salir le nom des Ivoiriens. Ce n’est pas dans les journaux qu’on mène les enquêtes. Si le juge n’a pas eu gain de cause, c’est que je ne suis pas la personne recherchée.


•Etes-vous prêt à aller défendre votre honneur devant les tribunaux français ?

Quel honneur vais-je aller défendre en France ? Quel crime ai-je commis ? Je ne suis pas Français, la Côte d’Ivoire est un Etat indépendant. Je ne vais plus en France, je n’ai aucune affaire dans ce pays. Ces Français ne me connaissent pas. On dit que je suis proche de Laurent Gbagb, mais lui également ne me connaît pas. On me présente comme un élu Fpi, ce qui est aussi inexact.


Entretien réalisé par Coulibaly Brahima

poirot
9 April 2008, 22:09
La suite... (http://info-afrique.be/modules/news/article.php?storyid=1813)
Côte d'Ivoire : Voitures de luxe volées, révélations explosives sur le réseau
Posté par webmaster le 23/2/2008 11:00:00 (164 lectures) Articles du même auteur

Source de l'info : 24 Heures (Abidjan) (http://www.24heuresci.com/)

Les voleurs de véhicules de luxe ont de la suite dans les idées. Plein d'audace, le fils Tiacoh a établi son réseau. Une véritable machine à arnaque. Ses hommes sont établis dans les grandes capitales d'Europe. L'astuce pour appâter les victimes est impeccable. Et les gros clients peuvent être servis à Abidjan.

Treichville, quartier Habitat face au cinéma Entente. C'est là que Kouadio Tiacoh Kouassi Thomas a grandi. Sa mère Kéita Sarr qui vit à Paris, dans le 92ème dans le haut de Seine, y a encore une cour. Une habitation familiale où, semble-t-il, Thomas Tiacoh a sa garçonnière.

Tout le monde dans le quartier connaît le jeune Thomas Tiacoh (il est né le 15 Fevrier 1974 à Treichville). Certains de ses amis ne sont pas étonnés par la tournure qu'a prise la vie du fils Tiacoh. « Tout petit déjà, il faisait les poches à son père Thomas Tiacoh. Il aimait l'argent facile », nous raconte une amie d'enfance. D'autres ne s'y ont encore pas fait à l'idée que le jeune Thomas puisse rouler tout ce monde.

Dans le quartier, tout le monde est au fait du business de Thomas Tiacoh. Nombre de personnes savent qu'il est trempé dans la vente de véhicules de luxe volés en Europe.

Précisément en France.

C'est lui qui inonde nos routes de ces rutilants bolides dont sont friands les nouveaux riches d'Abidjan. Toutes les commandes passent par son réseau. Nous avons essayé de remonter la filière pour comprendre la supercherie. Astucieux et pleins d'audace Kouadio Tiacoh Kouassi Thomas et son groupe, il faut le dire, ont su profiter des failles du système bancaire français. La bande s'est organisée, de sorte à passer entre les mailles sans se faire repérer.


Astucieux et tout simplement audacieux.

C'est à tomber d'admiration. Toute l'opération est goupillée depuis Abidjan par le fils Tiacoh Thomas. Sur Internet, il repère le véhicule et l'adresse du concessionnaire qu'il veut arnaquer. Le reste se passe au téléphone. Il passe un coup de fil au vendeur. Pour tromper la vigilance de celui-ci, il le fait à partir d'une puce achetée à Paris. De cette façon, le vendeur ne se doute pas qu'il est en train de conclure une affaire avec quelqu'un qui vit à Abidjan. Puis il raconte qu'il est un homme d'affaires résidant à Paris et qu'il souhaiterait acquérir la marchandise. Une fois tombé d'accord sur le prix de vente de la voiture et le mode de paiement (par chèque de préférence pour lui), il fait savoir qu'il enverrait un de ses employés pour déposer le chèque.


C'est à partir de cette étape qu'un autre réseau se met en marche.

Celui des chèques subtilisés aux propriétaires dans leurs boîtes à lettres. De nos recherches, il ressort que le fils Tiacoh sous-traite avec cet autre réseau.

Les prix varient entre 700 et 1 000 euros. Les jeunes pour la plupart de nationalité ivoirienne, guinéenne, togolaise et nigérienne, se sont spécialisés dans le vol de chéquiers. Ils interceptent les chéquiers avant leur arrivée chez les propriétaires, sans que ceux-ci ne se doutent d'un éventuel vol.

C'est donc à ce réseau que s'adresse Tiacoh fils. A son contact, il demande de faire le chèque et de le déposer chez le concessionnaire.

Ce qui se fait. Le chèque non déclaré volé ou perdu passe facilement dans le circuit. Dans les 72 heures, le compte du concessionnaire qui a reçu le chèque est crédité. Il appelle le fils Tiacoh au même numéro pour l'informer de ce qu'il peut venir chercher son véhicule. Dans l'incapacité d'aller lui-même prendre le véhicule, parce que résidant à Abidjan, Tiacoh fait savoir qu'il est en déplacement et que quelqu'un viendrait le récupérer.

C'est alors que rentrent en scène les passeurs.

Ceux-là touchent pour leur travail 1 500 euros, soit 975 000 F CFA. Ils ont la tâche de conduire la marchandise jusqu'au port de Londres. Il faut savoir que le véhicule, une fois sorti du magasin, ne doit pas passer plus de deux jours sur le territoire français. Mais avant, les hommes de Kouadio Tiacoh Kouassi Thomas doivent s'entourer de certaines précautions pour éviter les embrouilles sur la route menant à Londres.


Avant de prendre le véhicule, ils se mettent en règle.

Le vendeur leur délivre le non-gage et un certificat de cession. Ces deux papiers, établis au nom du propriétaire français du chéquier dérobé, leur permettront de passer les services des douanes et de police françaises. Toute l'opération est suivie de bout en bout depuis Abidjan par Kouadio Tiacoh Kouassi Thomas. Une fois à Londres, c'est l'entreprise MOL qui se charge de transporter les véhicules volés jusqu'au port d'Abidjan dans des conteneurs.

Cette entreprise de transport maritime appartient à un groupe de Japonais. Fondée en 1964, elle est le résultat de la fusion entre le groupe Mitsui Steamship CO et OSK Line.

Une fois à Abidjan, Tiacoh fils peut récupérer sa marchandise. Abidjan, les clients, les victimes et les soutiens A Abidjan, Kouadio Tiacoh Kouassi Thomas informe ses clients de l'arrivée des véhicules. Mais avant, il se charge du « connaissement ». Dans les locaux de MOL sis dans le port au Quai 17 face à Blohorn à Abidjan, il engage lui-même les droits de « connaissement ». Le nom du fils Tiacoh Thomas figure en bonne place dans les documents de l'agence MOL à Abidjan. En possession du « connaissement », les véhicules sont livrés aux différents clients pour le dédouanement.

Les acheteurs sont pour la majorité issus de la forêt des nouveaux riches d'Abidjan. Selon des sources proches de la police économique, 90% des grosses cylindrées qui roulent à Abidjan sont du parc du fils Tiacoh. On cite pèle-mêle le pasteur Koré Moïse, guide spirituel du chef de l'Etat, qui serait en possession d'un porche 4X4 Cayenne. C'est Zere, bien connu des noceurs de la nuit, qui a présenté le fils Tiacoh au pasteur qui a passé sa commande.

Fabrice Tiacoh, son frère, patron de Axxel Production, fait partie des clients.

Victor Ekra, un proche du chef de l'Etat, collectionneur de voitures de luxe connu à Abidjan, est, selon nos sources, propriétaire d'un bolide livré par le réseau du fils Tiacoh.

Une May Back

Neuve, elle coûte plus de 200 millions de nos francs. Al Moustapha, le parrain des boucantiers, est aussi cité comme un des clients du fils Tiacoh.

Vetcho Dillinger, connu dans le monde du show-biz, a acquis la première Hammer.

Le réseau regorge de clients suffisamment influents pour assurer une protection au jeune Tiacoh. Mais à Abidjan, Kouadio Tiacoh Kouassi Thomas ne satisfait pas toute sa clientèle.


A la préfecture de police où nous nous sommes rendu, nous avons appris que des plaintes ont été déposées contre lui pour « abus de confiance et escroquerie ». Un officier nous a même indiqué qu'en 2006, le fils Tiacoh a passé quelques heures au violon de la préfecture.
Mais il a été sorti par un officier de Police qui s'était porté garant de sa solvabilité, nous a-t-on confié, toujours de source policière.

Un contact au Palais de justice nous a confié qu'une des nombreuses victimes a déposé une plainte contre le fils Tiacoh. Nous avons appris de sources judiciaires françaises que le jeune Tiacoh a déjà séjourné en prison à Paris et à Londres pour les mêmes faits.


Nous savons surtout que le père Thomas Kouadio Tiacoh, lui aussi client, apporte son aide à son fils dans ses affaires. Il en est de même de la mère basée à Paris.

Selon des informations recueillies auprès d'un des passeurs depuis Paris, Dame Kéita Sarr réglerait les dettes de son fils auprès des différents réseaux.

Mais tous ne baignent pas Tiacoh fils.

L'action de la police a changé la donne.

poirot
24 November 2008, 00:40
Source de l'article: www.aba-france.com/abafrance/externe/jdd300308.pdf

Le Journal du Dimanche ; 30 mars 2008
L’afro- business des voitures volées

L’aide humanitaire a parfois bon dos. C’est en effet sous cou- vert de dons que de puissants 4x4 volés étaient expédiés par conte- neurs entiers vers l’Afrique. Sans doute pour réduire les risques d’un contrôle douanier appro- fondi, Sékou B., 38 ans, citoyen malien résidant en France, ascen- soriste de profession, exportait vers le Mali ces véhicules en si- gnant les bordereaux administra- tifs au nom d’une obscure associa- tion – « Mali Entraide » – dont il est le gérant-fondateur et dont l’adresse du siège social conduit à un foyer malien de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Depuis dé- cembre, une dizaine de protago- nistes de ce réseau africain ont été interpellés par les policiers de la BRB (Brigade de répression du banditisme); le troisième déman- telé en moins de six mois. Pour alimenter la demande malienne – destination finale de ce trafic – Sékou se fournissait aussi bien auprès d’auteurs de vols avec violence, les fameux car-jackings, que de spécialistes du vol au faux virement, une technique qui s’ap- puie sur une faille du système bancaire. Mis en confiance par l’acheteur qui se présente généra- lement comme un homme d’affai- res ou un sportif de haut niveau, le vendeur accepte de céder les clés de sa voiture dès que son compte en banque apparaît cré- dité. Quelques jours plus tard, la banque découvre qu’il s’agit d’un chèque falsifié. Trop tard: la voi- ture a déjà pris la route du port d’Anvers, en Belgique, pour ga- gner l’Afrique par la mer. Les vic- times se comptent par milliers. Une préférence marquée pour les 4x4 allemands La BRB a pu retrouver la trace d’une quinzaine de berlines subti- lisées grâce à ce stratagème par une autre équipe basée en Seine- Saint-Denis, qui, elle, alimentait le Maroc où elle gérait également la revente des véhicules, quand elle ne prenait pas directement les commandes pour tel ou tel mo- dèle… Compte tenu de l’état du ré- seau routier, les 4x4 (de préfé- rence allemands : Porsche Cayenne, Volkswagen Touareg, BMW X 5, Mercedes ML…) arri- vent en tête des véhicules les plus recherchés. Trois cents voitures au moins ont par ailleurs quitté le bitume francilien pour la Côte d’Ivoire en trois ans (avec quelque 10 millions d’euros de préjudice, selon une es- timation de la police) pour faire le bonheur de nouveaux riches et, surtout, enrichir un trafiquant lo- cal et son fils qui n’en finissent pas de narguer la justice fran- çaise. Identifié et confondu par les investigations policières – vingt- cinq de ses complices ont déjà été interpellés dont quinze ont été écroués –, Thomas Tiacoh bénéfi- cie de tels appuis à Abidjan que la juge Sophie Gagnard, accompa- gnée de policiers français et mu- nie d’une commission rogatoire internationale en bonne et due forme, est rentrée bredouille de sa mission en Côte d’Ivoire en no- vembre dernier. Sans même obte- nir la saisie des quatre véhicules volés retrouvés garés devant le do- micile de Tiacoh… Le fils de ce dernier devrait très vite faire l’ob- jet d’un mandat d’arrêt internatio- nal. D’autant que les affaires conti- nuent: le 7 mars, deux complices ont encore été arrêtés avant qu’ils ne gagnent la Belgique. Ils condui- saient une Porsche 996. Un joujou d’une valeur de 100.000

poirot
24 November 2008, 00:51
Source de l'article (http://actu.atoo.ci/article.php?id_ar=657)

Signes extérieurs de richesse : Un refondateur s`offre une voiture de luxe à 500 millions
Le Nouveau Reveil

http://actu.atoo.ci/images/photos/photo18801986347c26c0e432a8.jpgM. Victor Ekra, conseiller à la grande médiature de la République déclare avoir déboursé plus d`un demi milliard de FCFA pour s`offrir juste un véhicule .

On savait le goût assez prononcé des refondateurs et de certains de leurs amis pour le grand luxe, mais l`acte que vient de confesser M. Victor Ekra, conseiller à la grande médiature de la République que l`on présente par ailleurs comme un ami de M. Laurent Gbagbo choque violemment les consciences dans cette Côte d`Ivoire où, selon le Pr Mamadou Koulibaly, plus de 70% de la population se contentent d`un seul repas par jour. Sans éprouver la moindre gêne et comme s`il parlait d`un acte tout aussi banal qu`acheter un savon dans une boutique, M. Victor Ekra déclare avoir déboursé plus d`un demi milliard de FCFA pour s`offrir juste un véhicule c`est-à-dire un moyen de locomotion, un bien très périssable. " Je ne connais pas ce jeune Tiaco ; je ne l`ai jamais vu et ma voiture, je l`ai achetée à Paris. Cela m`a coûté plus de 500 millions ", confiait-il.

La voiture de luxe en question fait partie de la dernière gamme de l`écurie Mercedes, une May Bach. Cette voiture de rêve aurait été acquise directement auprès de la maison mère à Ruel-Maison et livrée à M. Victor Ekra à Yamoussoukro par un avion spécial que ce dernier a loué pour 60 millions de francs auprès d`une société d`aviation Ukrainienne. L`homme craignait sans doute que le transport par bateau n`inflige quelques souffrances à la carrosserie de son bijou. En fait, la voiture elle-même a coûté 370.000 euros soit 240 millions, le transport 60 millions, le dédouanement 170 millions. Mais ce n`est pas tout, ce genre de merveille est rendu avec un lot d`accessoires dont le plus petit (en terme de prix) est un briquet d`une valeur de 1 million de francs. Il y a en plus des sacs de camping et autres objets de luxe. Le tout a coûté environ 35 millions.

C`est donc une voiture comme on n`en voit pas tous les jours en Afrique. Selon nos sources en effet, il n`en existe que 3 sur le continent. Les deux autres appartiennent à 2 chefs d`Etat, Omar Bongo du Gabon et le Président de la Guinée Equatoriale. Au monde, on compte 2000 acquéreurs de la Mercedes May Bach. M. Victor Ekra peut donc être fier d`avoir dans son parc un tel bijou. Il a réussi. Nous sommes en Côte d`Ivoire, il peut être sûr qu`un petit magistrat ne viendra fouiner dans ses affaires ou dans ses comptes pour savoir où il a amassé autant d`argent pour s`offrir cet engin de rêve. Il est conseiller à la grande médiature et refondateur, cela devrait suffire pour expliquer sa fortune. Car si un homme est capable de débourser plus de 500 millions selon ses propres aveux pour s`offrir une voiture, il ne faut pas lui demander combien il a dans ses comptes en banque.

Pour les Ivoiriens, cet acte ressemble à un mépris. Comment en effet peut-on voir autant de souffrances autour de nous, des gens mourir pour des ordonnances de 2000F et claquer autant de sous pour s`offrir un simple moyen de locomotion, Comment voulons-nous que l`on nous respecte, nous Africains, lorsque nous nous comportons de la sorte le jour et allons demander l`aumône chez les blancs la nuit ?

La construction d`un centre de santé coûte seulement 15 millions. Avec 500 millions, on aurait pu en construire plus de 33 dans nos villages. Mais le bien-être des populations n`est pas un souci pour les refondateurs. Après la course aux châteaux et autres villas, c`est la course aux voitures de luxe. Les Porshs, Cayennes, Touaregs, Hummer, les refondateurs nous en mettent plein les yeux.

Akwaba Saint Clair

Source de l'article (http://www.parti-ecologique-ivoirien.org/societe/Affaire-un-baron-du-FPI-vole-des%20grosses-cylindrees-en-France.php)

“Affaire un baron du FPI vole des grosses cylindrées en France” : Après une journée d`audition, Victor Ekra pique une crise puis évacué à Paris

vendredi 11 juillet 2008 - Par Le Nouveau Reveil

http://www.parti-ecologique-ivoirien.org/img/Voiture-de-luxe.jpg
Les Ivoiriens ont connu et admiré le père Mathieu Ekra qui fut un fidèle compagnon du père fondateur de la Côte d'Ivoire moderne, Félix Houphouët-Boigny. Nommé Grand médiateur sous le Président Henri Konan Bédié, le doyen Mathieu Ekra aujourd'hui malade, est resté un homme discret, modeste et particulièrement accueillant. Victor Ekra qui est l'opposé de son père est un homme qui, de source crédible, a un goût poussé pour le luxe et la fête. Très proche de l'actuel chef de l'Etat de Côte d'Ivoire, Victor Ekra est un amateur de belles voitures et de grosses cylindrées. Cité dans l'affaire de vol de véhicules en France par Tiacoh Thomas, un cadre du FPI, Victor Ekra s'est lancé dans une polémique sur l'achat de la Mercedes Maybach il y a quelques mois. Depuis plusieurs jours, des gendarmes français qui enquêtent sur "l'affaire des grosses cylindrées volées" sont à Abidjan. Lundi dernier, dans les locaux de la police économique, Victor Ekra a été convoqué par ces derniers pour être auditionné. Durant toute la journée, le fils du doyen Mathieu Ekra fut sévèrement cuisiné par les enquêteurs français qui ont réussi à faire craquer l'homme à la MAYBACH. Tard dans la nuit de lundi, Victor Ekra a piqué une crise d'hypertension. Ce qui lui a valu une hospitalisation à la PISAM. Malgré les soins administrés par les médecins, l'état de santé de Victor Ekra ne s'améliore pas. Mercredi dernier, le chef de l'Etat Laurent Gbagbo lui a rendu visite à la PISAM. Après quoi, l'homme a été évacué sur Paris, précisément à l'hôpital américain de Paris, Neuilly, où il reçoit en ce moment des soins. Les gendarmes français qui poursuivent leur enquête vont-ils lâcher Victor Ekra ? Pour l'heure, il est bon de prier pour notre compatriote qui souffre d'hypertension afin qu'il recouvre rapidement la santé.